Maxime Verner « Si je savais pour qui voter, je ne me présenterais pas »

Maxime Verner, né à Bron le 11 septembre 1989, est un homme politique. Il créa l’association « Candidat à 18 ans » et son projet de loi fut adopté en deuxième lecture par Assemblé Nationale le 5 avril 2011. Il abaisse l’âge d’éligibilité  à 18 ans à toutes les élections. La promulgation de cette Loi, le 14 avril 2011, lui permet de se porter candidat à l’élection présidentielle française de 2012. Le 21 avril 2015, il est l’un des premiers à se déclarer candidat à l’élection présidentielle de 2017.

Comment vous ai venu l’idée de vous représenter à l’élection présidentielle ?

Je suis de Bron et quand j’avais 18 ans, je m’étais présenté avec des amis. On avait fait une liste pour les élections parce qu’on n’était pas content de la politique qu’il y avait, des problèmes que l’on voulait poser. On a posé le problème de l’identité populaire de notre ville. Après, j’ai fait passer une loi sur l’éligibilité à 18 ans et de fil en aiguille, j’ai vu que la seule manière de faire entendre un discours dans le débat public est de poser la question des jeunes. Pourquoi fait-on de la politique ? Il faut avant toute chose transmettre pour que nos enfants soient meilleurs que nous. Je me suis présenté et après je suis allé faire le tour de France pour chercher des parrainages.

Est-ce que vous pouvez expliquer votre vision plus simplifié  « Une démocratie réelle tournée vers l’éducation au bonheur, la justice sociale et le progrès humain ? »

L’enjeu est de se dire que, premièrement, on vit pour être heureux, fier, intelligent, échanger et partager. La politique ne doit pas servir qu’à l’enrichissement matériel mais aussi à poursuivre l’enrichissement spirituel et collectif. Cela veut dire que, déjà, il y a un caractère social et humaniste. Ce n’est pas seulement une politique « économique » comme on le voit aujourd’hui dans les partis. Deuxièmement, pourquoi l’éducation est la clé ? En réalité, un État c’est seulement un outil qui doit permettre aux gens d’exprimer leur solidarité, leur fraternité et aussi garantir leur liberté. Donc l’école, c’est quand même le lieu absolu de transmission et, qu’on le veuille ou non, c’est la quintessence du service public.

Vous pensez fédérer combien de personnes autour de votre programme ?

L’enjeu c’est de former une masse critique. Cela veut dire d’être assez nombreux pour bloquer la réalisation de ce que veut faire le système : une élection ni vu ni connu, on ne règle aucun problème et on ne s’engage sur rien. On ne parle finalement qu’aux « vieux » et aux propriétaires. L’enjeu c’est de les sortir de leur zone de confort et de les défoncer (sic) donc il faut que l’on soit en effet assez nombreux. Cela ne veut pas dire que l’on va être en majorité et je ne vous dis pas que l’on va être élu en 2017. L’objectif, c’est de réunir 500 parrainages de Maires et de réunir plusieurs millions de voix.

Votre vision des choses par rapport à votre première candidature de 2012 a-t-elle changée ?

C’est plus dur car ce qui n’allait pas en 2012 a empiré, principalement pour les jeunes mais d’ailleurs pour tout le monde en réalité. Ce que je reprochais dans le jeu politique est en train de devenir une réalité et pas seulement en France. On l’a vu avec Donald Trump et on le verra sûrement avec Marine Le Pen l’année prochaine…

Vous pensez qu’elle va être élue ?

Je n’espère pas mais je pense qu’aujourd’hui ce n’est pas Alain Juppé, ni François Hollande qui vont l’abattre (sic), ni Emmanuel Macron.

Vous vous êtes déclaré candidat à la présidentielle le 21 avril 2015, pourquoi si tôt ?

Déjà parce qu’il faut aller voir les Maires et parce que cette élection de 2017, notamment à cause des primaires, est extrêmement raccourcie. Elle ne va vraiment commencer qu’au mois de janvier ou février pour s’arrêter en avril. Quand on est petit comme moi, que l’on a peu de moyens et que ce n’est pas l’intérêt notamment de grands médias de transmettre mon message, il faut commencer très tôt.

Et que pensez-vous des gens qui sont méfiants de la politique ?

Je les comprends. Ils ont encore un pouvoir quand même ! Ils l’expriment par le vote mais la candidature est une forme de vote aussi. Par exemple, si je savais pour qui voter, je ne me présenterais pas. Je ne sacrifierais pas du temps et de l’énergie. Si vous êtes vraiment si déçus, si mécontents de la politique, réfléchissez au moins à quel changement vous voulez voir et puis faites-le. Les politiques, la plupart du temps, ne vous bloqueront pas parce qu’ils s’en moquent. Cela ne les intéresse même pas la réalité. Je pense que l’ensemble des changements que les gens vont faire, ce sera la politique de demain. Il faudra prendre le pouvoir politique de fait, pour ne pas se faire freiner, handicaper ou contre-balancer par d’autres pouvoirs. L’intérêt collectif va passer par l’engagement des citoyens qui, justement, pensent plus à l’intérêt général qu’à leur petite chapelle. Je leur dit : si vous voulez vraiment vous plaindre, faites ce que vous avez à faire !

Comment voyez-vous le fait de certains de vouloir « contrer » Marine Le Pen ?

Contrer quoi ? En 2002, c’était le père et pas la fille. Elle a fait un travail depuis 15 ans de normalisation et surtout depuis 15 ans le monde a tellement changé. Le monde a tellement évolué et la démocratie a tellement reculé. Il y a plein de monde qui ne va pas aller voter pour justement lui donner une petite chance de passer et de foutre la merde (sic). En fait, elle ne va rien changer. C’est une escroquerie intellectuelle Le Pen .

Si vous deviez soutenir un candidat, lequel serait-il ?

Je n’ai pas trouvé un candidat qui, à mes yeux, porte les valeurs qui sont les miennes. Si j’en trouve un, je vous le dirais mais je n’en ai pas trouvé. Et si je n’ai pas les 500 parrainages, je n’irai pas voter !

Lucas Morel

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