Une révolution pragmatique en marche sur les bancs de Lyon III

Une révolution pragmatique en marche sur les bancs de Lyon III

Les étudiants de Lyon III connaissent tous, ou presque, les étudiants du RED. Ce Rassemblement des Étudiants Démocrates a su faire parler de lui. Le mot d’ordre est simple, « une révolution pragmatique » avec un mouvement étudiant se voulant ni de droite, ni de gauche. Pour en savoir un peu plus sur ce rassemblement, nous sommes allés à la rencontre de son président, Léo André.

Le rassemblement des étudiants démocrates, qu’est-ce que c’est ?

Le RED est né sur les bancs de l’université Lyon III début 2015. Aujourd’hui, ce sont près de 70 adhérents qui refusent de s’apparenter à un parti politique. Au RED, on n’est ni de droite, ni de gauche. Le Rassemblement des Étudiants Démocrates se positionne comme le mouvement centriste à Lyon III souhaitant « donner une vision un peu différente de la politique, une vision sans parti, un peu plus audacieuse et jeune, avec de vraies propositions. » Le manque de profondeur dans les sujets évoqués par nos politiques actuels semble être pour le RED une véritable problématique. « Il y a une volonté de dénoncer un système qui est en train de mourir. » Loin d’être une simple lubie étudiante, le mouvement a de véritables objectifs : « proposer des candidats, proposer du monde pour représenter les idées qu’on essaye de défendre. »

« On voit avec notamment l’élection de Trump qu’il y a une volonté de césure avec le système. Nous, justement, on ne veut pas que cette volonté soit représentée par l’extrême droite. Peut-être que cette volonté de césure, on peut la transmettre par cette révolution pragmatique. On veut changer le système mais de manière pragmatique. Comment reconstruire ? Il y en a qui veulent tout casser. Nous, on veut peut-être casser certaines choses, mais c’est tout. Et surtout, prévoir la reconstruction. »

Un message qui se propage au-delà des portes de l’université

Pour pouvoir transmettre ses idées, le RED utilisent principalement les réseaux sociaux. « On essaye de parler à la jeunesse et à des gens qui ne croient plus à la politique à proprement parlé. » Une bonne stratégie puisque grâce à leur communication, « la presse (les) a repéré et (ils) commence(nt) à avoir quelques articles. » Le fait d’évoluer au sein d’une université permet également de toucher plus de personne, notamment les jeunes. La proximité permet de pouvoir discuter plus longuement et d’échanger plus facilement avec les autres étudiants afin de leur exposer cette nouvelle vision de la politique. « On ne va pas rester tranquillement sur notre chaise à penser et à réfléchir, on veut vraiment se confronter aux vrais problèmes. » Le RED est un mouvement qui bouge et qui veut faire entendre sa voix avec toujours l’envie d’aller plus loin : « l’idée est quand même de s’extirper un peu de Lyon III et de toucher un plus grand public, ne pas rester que dans le domaine des étudiants. On va toucher un public pas spécialement politique. »

Un ras-le-bol à l’origine d’une révolution pragmatique

La révolution pragmatique, c’est le terme omniprésent chez le RED. De quoi est née cette révolution ? Tout simplement d’un ras-le-bol. Le ras-le-bol qui se traduit par une forte abstention. Le ras-le-bol que ceux qui s’abstiennent soit considérés comme des « abrutis » alors que, au contraire, ils veulent faire passer un message.

Le rassemblement des étudiants démocrates est formel, il ne soutiendra pas de candidat en 2017. Alors une question légitime se pose, comment peut-on faire de la politique sans choisir de candidat ? À cette question, Léo André se montre percutant : « c’est en choisissant un candidat, en le suivant de manière complètement ridicule, en absorbant tout ce qu’il va nous dire, que l’on dévie de la politique. » Le but n’est pas de continuer à croire à des promesses en l’air mais plutôt de proposer des choses réalisables. Le RED bannit les propositions dans le vide et se dit « prêt à soutenir quelqu’un si cette personne (les) représente. » Le souci reste que les vraies problématiques ne sont pas abordées. C’est pour cette raison que le RED veut faire des actions à chaque sujet de campagne, « on va essayer de parler de sujets importants et il y en a beaucoup. »

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Avec la campagne présidentielle de 2017 qui arrive à grand pas, le Rassemblement des Étudiants Démocrates va certainement faire de plus en plus de bruit. « Notre mouvement se porte bien, il est en train de monter, en train d’évoluer », dit Léo André. On ne peut que saluer cette initiative de vouloir remettre au centre des discussions les véritables problématiques. Le RED est la preuve même que les jeunes ne sont pas indifférents à la politique, contrairement à ce que certains voudraient laisser penser.

Anaïs Hillion 

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