Le Pen, un meeting qui se veut rassembleur

Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon ou encore Marine Le Pen, le choc des meetings a été l’événement d’un week-end 100% politique à Lyon. Si E. Macron s’est accordé le 4 février pour plaire à ses électeurs, J-L. Mélenchon et M. Le Pen ont préféré s’ouvrir à la France le même jour, le 5 février, et à seulement 30 minutes d’intervalle.

Marine Le Pen c’est la candidate à éviter comme la peste, diront certains. D’autres la considère comme la représentante de l’obscurantisme. Contre toute attente, c’est une avancée tout en discrétion que s’offre la représentante du Front National ; qui semble avoir tout contre elle.

A moins de 80 jours des élections présidentielles, c’est dans la salle 3 000 à Lyon que la fille de Jean-Marie Le Pen a décidé de rencontrer son électorat. Patrie oblige, l’hymne national a été chanté par tous pour l’accueillir. Ils étaient plus de 5 000 à se rassembler pour montrer leur soutien à leur candidate qu’ils souhaitent voir à la tête du Gouvernement.

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« On ne devrait plus parler de racisme, mais de respect »

C’est avec un air détendu et le visage rayonnant que les partisans brandissent fièrement le drapeau français, aux couleurs du Front National. Sur d’autres, on peut lire l’inscription « Marine présidente » en lettre blanche sur fond bleu. Qu’ils soient Anglais, Espagnols, Français d’origine égyptienne, tunisienne ou encore africaine… Chacun dialogue en ce qui concerne leur opinion bienveillante sur Marine Le Pen.

« Elle est diabolisée mais un candidat doit se présenter comme il est. Et normalement, les gens, qu’ils l’apprécient ou non, doivent rester polis. De nos jours, si vous brandissez ou vénérez le drapeau français, que vous aimez l’égalité, la fraternité et la patrie, alors ça signifie que vous êtes racistes. On ne devrait même plus parler de racisme mais plutôt de respect. C’est le gouvernement qui crée une polémique qui n’a pas lieu d’être », s’insurge un quinquagénaire d’origine tunisienne.

« Elle est la seule à avoir un véritable programme. Macron a des idées, mais ce n’est pas un programme. Quant à Fillon, c’est un dictateur. On devrait voir les choses autrement. Tous les états qui ont pris des femmes comme chef, ça a bien marché. Les femmes n’ont pas la même mentalité que les hommes qui sont « machos », et veulent prendre cette position de dirigeant pour le pouvoir et l’argent. Certaines femmes sont bien meilleures car elles ont un esprit maternel, et veulent pousser le pays au sommet, comme leur propre enfant », déclare un partisan d’origine égyptienne.

Un programme dans le sens des valeurs françaises

Pendant une heure, Marine Le Pen n’a pas clairement abordé son programme. Ces 144 points, elle en parle… En alliant les valeurs de la République Française. Le traditionnel sujet de sécurité est abordé en souplesse. D’abord en rendant un vibrant hommage aux soldats et aux policiers qui « nous défendent, parfois au péril de leur vie. Nous réarmerons les forces de sécurité, y compris moralement, avec l’instauration de la présomption de légitime défense. »

Pour la candidate d’extrême droite, « les pays ne sont plus des nations unies. Ils sont des marchés où chacun est libre de partir ou de rester. Ne nous laissons pas intimider ! Nous appelons à la résistance car il n’y a rien de plus grand, rien de plus beau que la France » a renchérit Marine Le Pen, avant de s’attaquer au problème d’immigration causé par le terrorisme islamiste.

« Vous avez le droit d’aimer votre pays et de le montrer » a déclaré Marine Le Pen aux partisans. « Les Français ont été dépossédés de leur patriotisme, qui impose un pays qui se respecte et qui se fait respecter. Un clandestin ne pourra jamais être régularisé et a fortiori jamais naturalisé » s’est écriée la représentante du FN avant d’être acclamée par son électorat.

Marine Le Pen est une femme qui n’a pas froid aux yeux. Elle a appelé au rassemblement de la Droite et de la Gauche dans son parti pour « l’amour de la patrie. Nous formerons une majorité présidentielle. » Pour conclure les dernières minutes de son discours, Marine Le Pen n’a pas hésité à citer le général De Gaulle lorsqu’il écrit dans ses mémoires de guerre que « face aux grands périls, le salut n’est que dans la grandeur. » Le message est clair : « nous ne voulons pas vivre sous le joug ou la menace du fondamentalisme islamiste » avant d’ajouter que « nous n’entendons pas demander aux Français de s’habituer à vivre avec l’horreur du terrorisme islamiste. »

Pour quitter comme il se doit le Centre des Congrès, la foule et Marine Le Pen ont chanté à l’unissons « La Marseillaise » ; après avoir clamé un « Vive le peuple, vive la République, vive la France » à son image.

Céline Latchimy

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