Des électeurs présents mais incertains

Le 23 avril prochain sera une date décisive, tant pour les candidats à cette élection que pour les Français qui éliront le successeur de François Hollande. Mais à quelques jours du Premier tour, il est difficile de déterminer qui pourrait être l’heureux(se) élu(e). Et pour cause, la crédibilité des candidats n’a jamais été autant remise en question. Résultats : des intentions de vote mitigées, reflet d’opinions des électeurs.

Une jeunesse dite « désintéressée »

Une idée reçue persiste lorsque l’on parle de vote : les jeunes ne s’intéressent pas à la politique. Un préjugé largement relayé par bon nombre de politiques, qui l’utilisent dans leur campagne pour tenter de convaincre davantage d’électeurs.

S’il y a un certain froid entre les jeunes et les urnes, notamment lors des Régionales en 2015, où sur les 50,09 % abstentionnistes (selon le Ministère), 76 % étaient des jeunes de 18-25 ans (d’après un sondage Ifop et Fiducial) ; ce schéma s’applique beaucoup moins dans le cadre d’élections présidentielles. Au sein d’un sondage effectué par la rédaction*, les jeunes de 18 à 25 ans représentaient 71 % des sondés ! Et au total 81 % des personnes interrogées déclaraient vouloir aller voter.

Un choix de candidat qui reste flou

Au sein des 25 % des personnes interrogées se disant « de gauche », plus de 90 % ont l’intention de voter pour le Front de Gauche, soit pour Jean-Luc Mélenchon, et non pour le Parti Socialiste, représenté par Benoît Hamon. Au final, malgré la perte d’une majorité de ses électeurs par son alliance avec le Parti Écologique, le PS parvient à atteindre, péniblement, les 10 % ; alors que le Front de Gauche avec ses électeurs d’extrême gauche, du PS et de quelques écologistes, atteint 24 %.

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Les chiffres confirment l’état d’une gauche dispersée. Et le constat est équivoque pour la droite.

Pour les candidats, si les idées de Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon se rapprochent, outre le revenu universel, il n’en va pas de même pour les candidats Fillon et Le Pen.

La candidate du Front National n’est pas la seule à profiter de l’affaire Fillon. Emmanuel Macron (14%) récolte aussi les fruits des différents scandales, qui entachent la crédibilité du candidat Les Républicains.

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Parmi les 28 % des Français questionnés qui se disent « de droite », 75 % préfèrent soutenir un autre parti, souvent l’extrême droite de Marine Le Pen, plutôt que de se risquer à voter pour François Fillon.

Ainsi 19 % des personnes interrogées déclarent soutenir le FN, alors qu’elles ne sont que 7 % pour LR.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Deux constats peuvent être établis. D’une part, les jeunes sont bel et bien intéressés par la politique. D’autre part, si les événements en cours ne sont pas avantageux pour certains candidats à la Présidentielle 2017, le malheur des uns fait, en revanche, le bonheur des autres, qui récoltent la confiance des autres partisans. Attention tout de même à ne pas faire une généralité, puisque les candidats peuvent encore compter sur le soutien de leurs fidèles électeurs, fidèles à leurs convictions.

* sondage réalisé sur un panel de 219 personnes âgées de 18 à 66 ans et plus.

Céline Latchimy Adrian Guigue

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