Antoine Melliès, « il y a des questions locales qui touchent l’aménagement du territoire »

Le 14 mai dernier, Emmanuel Macron a succédé à François Hollande en tant que chef d’État. Au niveau local, le Front National de Marine Le Pen ne s’avoue pas vaincu, avec pour seul objectif : les Législatives les 11 et 18 juin prochains. À Lyon, chaque candidat aux circonscriptions se démène pour conquérir les électeurs.

La campagne présidentielle terminée, place désormais à la course aux Législatives. Non, vous n’en avez pas encore fini avec la politique. Chaque candidat essaie de se démarquer en attirant les électeurs : meetings, débats, mesures locales… À  chacun sa méthode pour (re)conquérir le coeur des Français. 

Les Législatives sont l’occasion de se faire une place à l’Assemblée Nationale en tant que députés. Faire des propositions de lois en accord avec leurs convictions et ce qu’ils défendent, critiquer et mettre en cause le Gouvernement auquel ils appartiennent, sont des pouvoirs qui seront à leurs portées.  

À Lyon, plusieurs candidats des différentes circonscriptions se lancent à la rencontre des citoyens. À seulement 28 ans, Antoine Melliès a bien l’intention de prouver son engagement politique, malgré une certaine réticence des électeurs. Candidat FN pour la 11e circonscription du Rhône, le représentant de Marine Le Pen a les idées claires. Son slogan « défendre la France, protéger les Français », il l’illustre en proposant des mesures tant locales que nationales. La survie des petits commerces, la question de l’autoroute A45, la restauration du patrimoine… Des combats multiples, menés par le candidat. 

Détenir un solide programme pour sa circonscription n’est pas suffisant. Dans les rues lyonnaises, si les partisans du FN rencontré n’ont pas souhaité s’exprimer, les détracteurs de Marine Le Pen expliquent clairement leurs pensées : hors de question de voter pour le Front National. 

En « off », certaines confidences se font entendre. « Je ne voterai pas pour un candidat FN par peur de retourner au bled », confie une citadine qui n’a pas hésité à mettre l’enregistrement sur pause. « Je suis étranger. Au moindre problème, je suppose que je serai le premier à partir », déclare un autre habitant. 

Comme l’a précisé Antoine Melliès, « un député a le pouvoir de soutenir un projet d’intérêt local ». Avec les 577 députés à l’Assemblée Nationale, qu’ils se rassurent, l’expulsion d’étrangers n’est pas une décision qui appartient à un seul élu. 

Le Front National a bien l’intention de se faire une place dans le Gouvernement. Des députés FN aux côtés d’Emmanuel Macron, tel est leur objectif. Rêve ou réalité, n’en déplaise à certains, la réponse aux Législatives.

Céline Latchimy

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