Les Législatives : une élection trop méconnue

Après plusieurs mois d’une Présidentielle mouvementée, les Français ont à peine le temps de reprendre leur souffle que se profile déjà à l’horizon une nouvelle étape politique : les Législatives.

Plus de candidats, plus de propositions, et donc plus de campagnes à suivre au quotidien, pour beaucoup c’est un trop plein d’informations à assimiler. Dans les faits, la problématique réside surtout en la compréhension des enjeux liés à ces votes.

Les élections législatives des 11 et 18 juin vont permettre de reformer l’Assemblée nationale. Selon la Constitution, le nombre maximum de députés doit être fixé à 577. Il ne s’agit pas d’un scrutin national, chaque habitant ira voter pour un candidat dans sa circonscription.

C’est un scrutin majoritaire et uninominal, c’est donc le candidat avec le plus de voix qui remporte un siège au nom de sa formation politique. Au même titre que la Présidentielle, c’est un scrutin à deux tours, à moins bien sûr que le candidat n’obtienne dès le premier tour 50% des voix.

Pour être candidat aux Législatives, « il faut appartenir à un corps électoral, être citoyen Français, et ne pas avoir de condamnations judiciaires. Il faut aussi déposer sa candidature à la Préfecture pour validation. La dernière étape est de faire campagne », explique Jérôme Puppat, spécialiste en géopolitique qui précise avec humour, « et bien sûr avoir un peu de sous ».

C’est une étape significative de la vie politique. Dans le calendrier électoral, les Législatives succèdent toujours à l’élection présidentielle. Elles permettent de mettre en place les députés qui seront chargés de voter les lois et contrôler l’action du gouvernement. Ce qui signifie que, plus un parti a de députés à l’Assemblée, plus il a de poids sur l’adoption ou non d’une loi. Elles sont donc d’une importance capitale, « elles permettent normalement de donner une majorité au président élu, pour lui permettre de mener son projet », précise Jérôme Puppat.

Une tradition française

Dans l’Histoire politique française, le président a traditionnellement toujours eu la majorité à l’Assemblée Nationale. Les votes vont généralement au président pour lui assurer la stabilité politique utile à la bonne marche du pays.

Avant 2002, à l’achèvement du premier mandat de Jacques Chirac, « il est déjà arrivé qu’un président n’ait pas la majorité sous un septennat et se retrouve à cohabiter avec l’opposition », indique Jérôme Puppat. C’est une condition importante pour le chef de l’Etat s’il veut réellement mener des réformes profondes et être jugé sur son bilan.

En mesurant son importance, que savent réellement les Français de cette élection ?

Khadidja Douga

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